MM logo white
MM logo red

Multicuiseur pour les plats d’automne : cuire lentement et en douceur viande et légumes

Team MediaMagazin20 SEPTEMBRE 2026
Une femme goûte un momo cuit à la vapeur avec une fourchette dans un multicuiseur Tefal ouvert.

Photo: xeit AG

Multicuiseur pour les plats d’automne : réussir viandes mijotées et légumes. Fonctions, avantages et conseils pour bien choisir.

🕑 Temps de lecture : 6 minutes

Quand les journées raccourcissent, la courge, les légumes-racines et les gros morceaux de viande reviennent plus souvent dans le panier. C’est justement avec les plats mijotés qu’un multicuiseur montre tout son intérêt : il maintient une température constante pendant des heures, fonctionne couvercle fermé et demande très peu de surveillance. Voici pourquoi cela fonctionne si bien avec la viande et les légumes d’automne et quelles fonctions sont déterminantes.

Qu’est-ce qu’un multicuiseur, au juste ?

Un cuiseur multifonction – aussi appelé multicuiseur – est en fait une casserole électrique dotée de sa propre régulation. Sous la cuve intérieure amovible se trouve un élément chauffant ; des capteurs mesurent en permanence la température dans la cuve. L’appareil ajuste ainsi la chaleur en fonction du programme sélectionné.

La différence avec une mijoteuse ou un cuiseur à riz tient à la polyvalence. Un multicuiseur couvre plusieurs plages de température : des basses températures pour le maintien au chaud, à environ 80 °C pour mijoter, jusqu’à une forte chaleur pour saisir. À cela s’ajoute le couvercle fermé. Comme très peu de vapeur s’échappe, davantage de liquide reste dans la cuve : les aliments se dessèchent moins vite que dans une casserole ouverte ou au four, et les arômes restent dans le plat. Si tu adaptes des recettes classiques de plats mijotés au multicuiseur, tu as donc souvent besoin de moins de liquide que dans une casserole ouverte.

Cuiseurs multifonctions populaires

Quels modes de cuisson conviennent aux plats d’automne ?

Les programmes proposés par un multicuiseur varient selon le modèle. Pour les plats d’automne, différentes fonctions sont utiles selon la recette – de la saisie pour les plats mijotés à la cuisson sous pression pour les soupes et les potées. La saisie, la cuisson lente et le maintien au chaud sont disponibles sur de nombreux modèles. D’autres modes de cuisson sont également possibles :

  • Saisir et faire sauter : Dans la cuve ouverte, le fond atteint des températures élevées. Tu peux ainsi faire dorer les oignons et la viande et utiliser les sucs de cuisson comme base de la sauce – par exemple pour un ragoût de bœuf, un goulasch ou d’autres plats mijotés.
  • Cuisson lente : Pendant plusieurs heures, la température reste basse et constante. Sautés de viande, ragoûts de gibier, pulled pork et autres plats mijotés deviennent tendres sans se dessécher.
  • Maintien au chaud : Après la cuisson, la température redescend à la température de service. Le plat reste chaud et n’a pas besoin d’être servi immédiatement.
  • Cuisson sous pression : Un couvercle verrouillé fait monter la pression dans la cuve et réduit considérablement le temps de cuisson. Soupe de courge, potée de lentilles, légumineuses ou bouillon de viande sont prêts en une fraction du temps habituel. Cette fonction n’est toutefois pas disponible sur tous les modèles.
  • Cuisson vapeur : Un panier maintient les ingrédients au-dessus du liquide. Pommes de terre, courge et autres légumes d’automne cuisent à la vapeur ; de nombreux nutriments peuvent ainsi être mieux préservés qu’avec une cuisson dans l’eau.
  • Riz et céréales : Des programmes préréglés gèrent la température et le temps de cuisson. Risotto aux champignons, quinoa, orge ou porridge se préparent d’une simple pression sur un bouton.
  • Yaourt et fermentation : Environ 40 °C pendant plusieurs heures – des conditions dans lesquelles les ferments peuvent agir.

Certains modèles vont encore plus loin : ils cuisent sous vide, font du pain ou déshydratent des fruits. Les appareils dotés d’un couvercle chauffant supplémentaire permettent aussi de frire à l’air chaud.

Un multicuiseur Tefal est posé sur un plan de travail à côté d’un bol en bois contenant des momos cuits à la vapeur.

Photo: xeit AG

Pour qui cet achat est-il intéressant ?

Les foyers qui cuisinent régulièrement pour plusieurs personnes et veulent passer peu de temps devant les plaques en profitent le plus. L’appareil prend en charge une grande partie du travail : il chauffe, maintient la température, puis passe automatiquement en mode maintien au chaud. Entre la mise en marche et le repas, plusieurs heures peuvent s’écouler sans que tu doives rester constamment près de la cuisinière. C’est aussi pratique lorsque tout le monde ne mange pas à la même heure. Le plat reste à température de service dans la cuve fermée et peut être servi plus tard.

Autre avantage : le multicuiseur libère la cuisine. Un multicuiseur fonctionne indépendamment de la cuisinière. Dans une petite cuisine avec seulement deux zones de cuisson, cela ajoute une zone de cuisson supplémentaire ; et si tu prépares de grandes quantités à l’avance, tu n’as pas besoin de monopoliser le four.

L’achat est moins pertinent si tu cuisines surtout de très petites quantités, utilises rarement les fonctions supplémentaires ou disposes de peu de place sur le plan de travail.

Pourquoi la cuisson lente convient-elle si bien à la viande et aux légumes d’automne ?

La viande provenant de l’épaule, du collier ou du jarret – morceaux à braiser, viande à bouillir ou cuisses de poulet – contient beaucoup de tissu conjonctif. Son collagène est ferme, mais à partir d’environ 60 °C et avec une cuisson suffisamment longue, il commence à se modifier et à se transformer progressivement en gélatine. Le temps joue ici un rôle décisif : à une température trop élevée, les fibres musculaires se contractent et expulsent le liquide. La viande se dessèche avant que le tissu conjonctif ne soit tendre.

Pour éviter cela, on cuit longtemps à température modérée. Un multicuiseur maintient précisément cette température pendant des heures. La gélatine qui se forme donne en plus à la sauce une texture veloutée, sans aucun liant. Les légumes d’automne apprécient eux aussi ce mode de cuisson : carottes, céleri ou courge deviennent tendres et libèrent leur douceur dans la sauce. Selon la texture souhaitée, il vaut mieux ajouter plus tard les légumes plus tendres, comme la courge.

Ce qui manque à ces températures, en revanche, ce sont les arômes de grillé. Pour développer des arômes marqués grâce à la réaction de Maillard, il faut des températures nettement plus élevées, généralement 140 °C ou davantage. C’est pourquoi de nombreux multicuiseurs disposent d’une fonction de saisie : elle permet d’effectuer cette étape dans la même cuve avant de lancer la cuisson longue.

Des momos cuits à la vapeur et du pak-choï se trouvent dans le panier vapeur d’un multicuiseur ouvert.

Photo: xeit AG

Les critères à vérifier lors de l’achat d’un multicuiseur

Les modèles se distinguent surtout sur six points :

  • Capacité : Les volumes courants vont de trois à huit litres. Environ quatre litres suffisent pour deux personnes ; pour quatre à six personnes, cinq à six litres sont adaptés. Pour les plats mijotés, mieux vaut prévoir une marge, car les gros morceaux de viande prennent de la place. Vérifie aussi les dimensions extérieures et l’encombrement, surtout si le plan de travail est limité.
  • Puissance : La plupart des modèles se situent entre 700 et 1700 watts. Une puissance plus élevée signifie surtout une montée en température plus rapide et davantage de réserve pour saisir. Pour le mijotage lui-même, elle joue un rôle secondaire, car l’appareil ne fait ensuite que réchauffer ponctuellement.
  • Cuve intérieure : Les cuves antiadhésives sont plus faciles à nettoyer ; celles en acier inoxydable supportent des températures plus élevées et produisent davantage de sucs de cuisson lors de la saisie.
  • Nettoyage : Vérifie que la cuve intérieure et les accessoires se retirent facilement et que le couvercle est simple à nettoyer. Des pièces compatibles avec le lave-vaisselle réduisent encore l’effort.
  • Commandes et sécurité : Un départ différé est pratique si le plat doit être prêt à une heure précise, tout comme une fonction automatique de maintien au chaud. Vérifie aussi que l’écran est bien lisible, que les programmes sont clairement nommés et qu’il est possible de régler manuellement le temps et la température. Pour des ingrédients rapidement périssables, un départ différé n’est pas adapté pour des raisons d’hygiène. Sur les appareils avec cuisson sous pression, le verrouillage du couvercle, la soupape de surpression et la protection contre la surchauffe font partie de l’équipement de base.
  • Fonctions : Ce qui compte n’est pas le nombre de programmes annoncés, mais le bon fonctionnement des deux plus importants – une fonction de saisie avec suffisamment de chaleur au fond de la cuve et une régulation précise de la température pendant la cuisson lente.

Une femme retire le panier vapeur contenant des momos et du pak-choï d’un multicuiseur Tefal ouvert.

Photo: xeit AG

Multicuiseur, four ou cocotte : quelle solution choisir et quand ?

Un plat mijoté peut réussir dans un multicuiseur, dans une cocotte en fonte sur la cuisinière ou au four. La méthode la plus adaptée dépend de ce qui compte pour toi. Par rapport au four, le multicuiseur présente trois avantages. Premièrement, la régulation de la température : un four régule la température de l’air et oscille sensiblement autour de la valeur réglée, tandis qu’un multicuiseur mesure directement au niveau de la cuve et maintient la température cible de façon plus constante. Deuxièmement, la consommation d’énergie : l’espace de cuisson est petit et bien isolé ; l’appareil chauffe la cuve au lieu d’un grand four à moitié vide. Troisièmement, l’effort : minuterie, arrêt automatique et maintien au chaud réduisent les interventions pendant la cuisson.

La cocotte sur la cuisinière offre le plus de contrôle direct : tu peux saisir la viande à feu vif, faire réduire le liquide à découvert et ajuster la chaleur à tout moment. En contrepartie, tu dois surveiller davantage la cuisson.

Le four garde l’avantage lorsqu’une croûte croustillante est importante ou qu’il faut cuire plusieurs plaques en même temps. Le multicuiseur n’a pas de chaleur supérieure directe et sa surface de saisie est plus petite que celle d’une poêle – mieux vaut donc saisir les grandes quantités de viande en deux fois. Si tu possèdes déjà un cuiseur à riz, une friteuse à air chaud ou un cuiseur vapeur, certaines fonctions sont déjà couvertes.

Alternatives au multicuiseur

FAQ sur le multicuiseur

Quelle est la différence avec une mijoteuse ?

Une mijoteuse est avant tout spécialisée dans la cuisson lente à basse température. Un multicuiseur propose lui aussi cette fonction, mais permet en plus de saisir, de cuire à la vapeur et, selon le modèle, de cuire sous pression.

Quelle capacité choisir pour un multicuiseur ?

Quatre litres suffisent pour un foyer de deux personnes ; à partir de quatre personnes, mieux vaut cinq à six litres. Si tu cuisines souvent des plats mijotés, choisis plutôt la taille au-dessus : les gros morceaux de viande ont besoin de place.

Quels plats réussissent particulièrement bien ?

Tous ceux qui contiennent beaucoup de tissu conjonctif et demandent une cuisson longue : sauté de viande, goulasch, ossobuco, pulled pork ou ragoûts. Les potées avec légumes-racines et légumineuses se prêtent elles aussi très bien à une cuisson lente dans une cuve fermée.

Combien de temps faut-il pour les plats mijotés dans un multicuiseur ?

En cuisson lente, compte quatre à huit heures selon le morceau de viande. Sous pression, le temps de cuisson proprement dit tombe à 30 à 60 minutes, auxquels s’ajoutent la montée en pression et la décompression.

Un multicuiseur consomme-t-il beaucoup d’électricité ?

L’appareil n’utilise sa puissance maximale que pendant la montée en température et la saisie. Lors du mijotage, il ne fait ensuite que réchauffer ponctuellement et ne consomme donc pas en permanence à pleine puissance. La consommation réelle dépend de l’appareil, du programme et de la durée de cuisson.

Une main sélectionne un programme de cuisson sur le panneau de commande d’un multicuiseur Tefal.

Photo: xeit AG

Conclusion

Un multicuiseur n’est pas un appareil magique, mais une casserole dotée d’une excellente régulation de la température – et c’est précisément ce qui le rend intéressant pour les plats d’automne. Il maintient pendant des heures la température à laquelle le tissu conjonctif se transforme en gélatine, laisse s’échapper très peu de liquide et cuit uniformément les légumes-racines.

Les critères importants dépendent surtout de ta façon de cuisiner. Si tu planifies à l’avance, la cuisson lente offre beaucoup de possibilités ; si tu décides au dernier moment, la fonction de cuisson sous pression sera plus utile. Au final, une capacité suffisante, une bonne fonction de saisie et des commandes claires comptent davantage qu’une longue liste de fonctions et de programmes.